Les Écologistes au front pour protéger les Grand-Lyonnais·es

Face à une opposition engluée dans des polémiques politiciennes et qui refuse de participer à la construction d’alternatives crédibles à la hauteur des enjeux de notre temps, les Écologistes sont au front pour bâtir une Métropole qui protège les Grand-Lyonnais·es d’aujourd’hui, sans compromettre les conditions de vie de celles et ceux de demain. Revenu de solidarité jeunes, lutte contre la précarité étudiante, ZFE, Ecoreno’v, Biodéchets notamment sont au programme du Conseil métropolitain des 15 et 16 mars.

Protéger les Grand-Lyonnais·es, c’est lutter contre le dérèglement climatique et la pollution de l’air

L’autre urgence sanitaire de ce début d’année 2021, c’est la pollution de l’air. Pour améliorer durablement la qualité de l’air et préserver la santé des Grand-Lyonnais, nous renforçons le dispositif de la Zone à Faibles Émissions pour en faire une Zone à Fortes Ambitions !

« Pour en finir avec cette situation absurde où nous préférons interdire à nos enfants leurs cours d’école, leurs activités sportives, plutôt que de réduire l’utilisation de la voiture. Greenpeace alerte depuis plus d’un an sur la situation des écoles et des crèches de Lyon et des communes adjacentes où près de 53% d’entre elles sont touchées par des niveaux de pollution trop élevés » (Vinciane BRUNEL-VIEIRA, co-présidente du groupe “Les Écologistes »).

Son amplification se fera en 2 étapes :

  1. Courant 2022 : interdiction des véhicules particuliers Crit’Air 5 et non-classés, c’est-à-dire les véhicules particuliers les plus polluants, sur le périmètre actuel ;
  2. Entre 2023 et 2026 : interdiction progressive des véhicules Crit’Air 4, 3 et 2 sur un périmètre central à définir. Avec en ligne de mire un cœur de Métropole sorti du diesel en 2026.

En parallèle de la ZFE, nous avons voté plusieurs délibérations pour améliorer la qualité de l’air et soutenir les alternatives à la voiture individuelle :

  • La subvention à ATMO pour surveiller la qualité de l’air 
  • Le renouvellement de la prime à l’acquisition de vélo avec un nouveau mode de calcul de l’aide, plus juste socialement. 
  • L’évolution du Label Autopartage pour sortir des véhicules individuels
  • L’étude du prolongement du T3 jusqu’à Crémieu et Pont-de-Chéruy

D’autre part, nous renforçons le dispositif de rénovation énergétique des logements ECORENO’V afin qu’il soit plus écologique et plus juste socialement. Nous augmentons son enveloppe pour atteindre 60 millions d’euros.   Cette nouvelle version d’ECORENO’V permettra, grâce à un système de bonus, d’apporter un soutien complémentaire aux rénovations à fort impact environnemental et sera destinée plus particulièrement aux ménages modestes.

Protéger les Grand-Lyonnais·es, c’est aider les personnes vulnérables

Notre République qui se veut pourtant sociale reste l’une des seules en Europe à n’avoir aucun filet de sécurité pour sa jeunesse. Pour y remédier, nous votons aujourd’hui la création et l’expérimentation unique en France d’un Revenu de Solidarité Jeunes, en dépit du refus du gouvernement d’ouvrir le RSA aux 18-25 ans. Cet engagement de campagne tenu en seulement 9 mois mobilisera dès cette année 10 millions d’euros pour 2000 jeunes environ, de 18-24 ans en rupture de parcours.

« La situation actuelle de notre jeunesse n’est pas une fatalité mais bien le résultat de choix politiques, ceux d’un libéralisme outrancier qui n’a que faire des conditions d’existence de sa main d’œuvre, tant que celle-ci s’avère docile et bon marché ! Rigueur budgétaire et coupes successives ont aggravé l’état de notre système de protection sociale. Il est grand temps de réparer. De choisir la voie de l’humanisme» (Grégory DOUCET, maire de Lyon et conseiller métropolitain écologiste).

Après les premières mesures d’urgence prises à l’automne, nous poursuivons notre soutien envers le milieu étudiant sur plusieurs volets : soutien psychologique, inclusion numérique, insertion professionnelle avec notamment l’offre de stages et d’emplois saisonniers, complétant aussi les dispositifs déjà en cours comme le Fonds de Solidarité pour les impayés de loyers ou encore le soutien aux associations de distribution d’aides alimentaires. 

L’amélioration du suivi des Mineurs Non Accompagnés est également une priorité des écologistes : une convention entre la Préfecture du Rhône et la Métropole a été votée, elle permettra de sanctuariser l’aide financière de l’Etat dans le processus d’évaluation de minorité/majorité. La Métropole s’engage de manière très volontariste pour un accueil digne et nous devons poursuivre le travail avec l’Etat en ce sens.   

Un conseil sous l’angle du participatif et de la gouvernance

Un Pacte pour une coopération renouvelée avec les communes, plus équitable et transparente

“À travers ce Pacte de cohérence métropolitain, nous voulons faire réussir le modèle lyonnais.” Benjamin BADOUARD, co-présidente du groupe “Les Écologistes ».

Le changement de statut de la Métropole de Lyon, à la fois département et intercommunalité, et dont les conseillers sont élus au suffrage universel direct, est unique en France et représente un défi pour nos collectivités. 

Le Pacte voté lors de ce conseil, qui résulte d’un important travail de concertation avec l’ensemble des 59 communes, reflète notre vision et notre ambition en matière de gouvernance : trouver un nouvel équilibre entre Métropole et communes, répartir plus équitablement les moyens selon des critères objectifs de population et d’infrastructures, travailler dans le dialogue et en toute transparence avec les communes, en communiquant sur les enveloppes financières attribuées. Plus opérationnel que le précédent Pacte, il permettra une coopération étroite avec les communes autour de 7 axes stratégiques de la transition écologique et solidaire, au bénéfice des habitantes et des habitants du territoire : revitalisation des centres-bourgs, éducation, modes actifs, trame verte et bleue, alimentation, logement digne, abordable et de qualité, développement économique responsable, emploi et insertion. 

Travail avec tous les élus du conseil, de la majorité comme de l’opposition

Suite à la précédente commission permanente, un Groupe de Travail réunissant l’ensemble des groupes politiques, de la majorité comme de l’opposition, a travaillé sur les questions de précarité étudiante.  

Ce travail, piloté par Jean-Michel LONGUEVAL, a permis d’auditionner de nombreux acteurs du milieu étudiant : le Recteur, la Présidente de l’Université Lumière Lyon 2,  le directeur général du Crous de Lyon et la Directrice du Service de Santé Universitaire de l’Université Lyon 2 et l’ensemble des organisation étudiantes pour recueillir leurs besoins. Nous regrettons que certains groupes d’opposition aient préféré utiliser cet espace pour leur tribune politicienne : en boycottant une réunion sur deux, en faisant des communiqués de presse à répétition et sans, au final, vouloir confronter leurs soit-disant propositions aux principaux concernés. Comme dit par Vinciane BRUNEL-VIEIRA, « Contre bon cœur, vous avez préféré bonne presse » ! 

Ainsi ce conseil, chargé en sujets forts, montre que la majorité écologiste et de gauche agit pour les grand-lyonnaises et les grand-lyonnais et leur environnement !

“Le virage de la transition écologique et solidaire est pris. A vous de voir, cher·es collègues, si vous voulez le prendre avec nous, ou si vous préférez rester au bord du chemin. A vous de voir, cher·es collègues, de quel côté de l’Histoire vous voulez être, celui de la lucidité et de la responsabilité, ou celui du déni et du renoncement, dévastateur.” (Benjamin BADOUARD, co-président du groupe “Les Ecologistes”)