Transformation de l’environnement numérique de travail des agent·e·s de la Métropole de Lyon 💻



Monsieur le Président, cher·e·s Collègues,

Comme bien des collectivités, la métropole de Lyon était jusqu’alors contrainte de travailler avec les outils Microsoft. Quoi de plus naturel, puisque nous sommes nombreux à avoir appris à maitriser l’informatique et ses multiples fonctionnalités sur un système Windows, dont le propriétaire Microsoft officie en tant que leader mondial sur le marché. Ce dernier oriente désormais ses services vers le cloud, nous obligeant à perdre la maîtrise de nos données. De plus, la dégradation programmée de la maintenance sur site, et la suppression de nombreuses licences du pack office 2013 impliqueront un renchérissement du contrat.  

Ces raisons nous encouragent à ne pas renouveler le  présent contrat avec Microsoft qui prendra fin le 30 avril 2024, et à engager une véritable transformation de l’environnement numérique de la métropole dans le but de préserver notre souveraineté numérique, apporter aux agents des outils plus efficaces et adaptés au quotidien, et enfin maîtriser la dépense publique. Pour cela, nous souhaitons nous appuyer sur des logiciels libres et concevoir de nouveaux services répondant mieux aux besoins des agents.

Cette délibération définit un programme structurant, qui permettra la généralisation de l’offre collaborative, le remplacement de la messagerie, le changement des outils d’édition de fichiers et la refonte des intranet/extranet pour un coût du programme estimé à 6,4M€ sur 2022-2026. Nous prêterons par ailleurs une attention particulière aux choix  et  changements progressifs des outils de travail pour qu’ils soient adaptés à nous agents et leur cadre de leur travail. C’est la raison pour laquelle nous avancerons progressivement, en commençant par travailler sur une nouvelle messagerie, et favoriser son appropriation par l’ensemble des services de la métropole.  

Cette délibération intervient dans un contexte où le changement climatique se voit année après année toujours plus impacté par nos usages du numérique, régis par une poignée de firmes internationales. Les enjeux de l’utilisation d’outils numériques plus légers, de contrôles de nos données sensibles et de souveraineté numérique ne doivent donc pas être sous-estimés. Nous portons ainsi un projet qui prouve que le choix de Microsoft n’est pas une fatalité. Une décision qui pourra, nous l’espérons, diffuser l’idée auprès d’autres acteurs et collectivités que cette voie est aussi envisageable que souhaitable.

Je vous remercie.


Floyd Novak
Conseiller métropolitain

4 commentaires sur « Transformation de l’environnement numérique de travail des agent·e·s de la Métropole de Lyon 💻 »

  1. Bravo! Puis-je participer svp? J’aide déjà quelques fonctionnaires qui souffrent, même avec MS Office…

    Quelques suggestions:

    – Passer aux Chromebooks: plus sécurisés et robustes, zéro virus, même Airbus et Véolia y sont passés…

    – Passer donc aux services web plutôt que « logiciels »: mises-à-jour automatiques et régulières, plus de fichiers local pas synchro sur le serveur, plus de « spaghettis » de serveurs aux noms impossibles, plus de « double ou simple clic? », tout est uniformisé, des noms longs explicites et même des phrases, des pages et non des fichiers, concepts dépassé, ce qui permet le vrai collaboratif et une meilleure productivité…

    – des wiki multi-médias et non des « office »: la fin des word excel et powerpoint ou l’information en silos séparés incompatibles… (voir Notion.so, Slite.com, … ou simplement wikimédia)

    – etc.: (voir https://docs.google.com/document/d/1YcY6jUaUEcPQQnzz5nlrNbxi3Mc1HTKVkbcBRLb6Q24/edit?usp=sharing, cherchez « wiki » par exemple ; ou encore OnlyOffice avec NextCloud chez OVH entre autres)

    Moins chers, moins lourds, moins gourmands en ressources et énergie (car partage de « page » et non envoi/copies/versions…), bien plus productifs, souples, faciles, extensibles, flexibles, sécurisés, administrables…

    2022, 32 ans après la naissance du Web, il est temps d’enfin travailler « Web », que des avantages!

    1. > Passer aux Chromebooks

      Remplacer la peste par le choléra ? Drôle d’idée…

      > Passer donc aux services web plutôt que « logiciels »

      Un Service Web ne peut pas être Libre : c’est travailler sur l’ordinateur de quelqu’un d’autre, sans aucune garantie de confidentialité, d’interopérabilité ou même de continuité de service.

      > des wiki multi-médias

      Ça ne remplace pas un éditeur de texte pour rédiger un courrier à envoyer par la poste, ou une feuille de calcul…

      > etc.: (voir https://docs.google.com/

      Désolé, je n’irai pas voir un document hébergé par une société étrangère qui casse notre système social sous prétexte de vouloir se débarrasser d’un autre GAFAM…

      > Moins chers, moins lourds, moins gourmands en ressources et énergie (car partage de « page » et non envoi/copies/versions…), bien plus productifs, souples, faciles, extensibles, flexibles, sécurisés, administrables…

      On dirait une belle réclame des années 80 :-$
      Si ce n’est pas Libre, opéré par nous même, et hébergé sur des réseaux de confiance, ça ne change rien à la problématique de départ.

      > 2022, 32 ans après la naissance du Web, il est temps d’enfin travailler « Web », que des avantages!

      Pour n’en citer que quelque uns :
      – la pollution engendrée (ordinateur, serveurs, réseau, stockage, …)
      – l’obligation d’être connecté en permanence (zone blanche, partage de connexion, mobilité, …)
      – travailler sur l’ordinateur de quelqu’un d’autre, sans pouvoir être sûr de ce qui se passe dessus
      – …

  2. Nicolas se sont des opportunités de s’affranchir de Microsoft mais pas d’être écolo-raisonable. ce sont des solutions qui tournent dans les nuages donc 24h/7/365. Elles sont efficaces dans les « temps collaboratifs » mais pour le reste se sont des technos ombilicales qui nous font passer d’une dépendance à une autre. Ces temps collaboratifs sont des moments dans une pratique pro quotidienne. Il faut donc continuer à soutenir des solutions autonomes (et encore on pas parler des zones blanches ou qui devraient l’être)

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