C’est le printemps ! Ça pousse dans la métropole ! 🌸

Lorsque le Printemps pointe le bout de son nez, lorsque tout bourgeonne et refleurit, nous mesurons à quel point la présence de nature est précieuse à nos côtés, en particulier en milieu urbain.

Nous avons pu en faire plus que jamais le constat ces dernières années. La crise Covid a montré l’attachement des Grand-Lyonnais·es à leurs espaces verts de proximité, avec une nette hausse de la fréquentation des parcs et jardins en période de confinement. Plus largement, la crise sanitaire a placé l’humanité face à la question fondamentale de sa relation avec le reste du vivant, face à la nécessité de rechercher un nouvel équilibre pour atténuer le risque de multiplication des zoonoses et des pandémies. La demande de nature est croissante dans l’opinion publique depuis plusieurs années : en 2020, une enquête réalisée par les professionnels du paysage montrait que 8 Français·es sur 10 accordaient la priorité à la création d’espace de nature dans leur ville, contre 6 sur 10 en 2016. Ces attentes se sont notamment traduites par un vote en faveur des Écologistes lors des élections municipales et métropolitaines à Lyon. 

La présence de nature en ville répond à une multitude d’enjeux écologiques et sociaux. C’est d’abord une question de santé et de bien-être : la nature favorise l’activité physique et le bien-être psychique. C’est aussi un enjeu en matière de convivialité, de relations sociales, de tranquillité publique et de lutte contre les inégalités : les projets de végétalisation, les espaces verts et les jardins permettent de recréer du lien entre les habitant·es et à l’échelle des quartiers, de disposer d’une nature accessible à toutes et tous. Nous ne sommes pas égales et égaux dans notre accès à la nature : la surface moyenne de végétation disponible par habitant·e oscille entre moins de 20 m² dans les centres urbains à plus de 1 500 m² dans les secteurs des Monts d’Or et du Rhône aval. C’est surtout un enjeu fort pour faire face à l’urgence écologique et climatique, pour la résilience des territoires : la présence de nature en ville permet de lutter contre les îlots de chaleur urbains et la hausse des températures en ville, elle absorbe les pollutions et fixe le carbone en contribuant à la lutte contre les gaz à effet de serre. Enfin, elle apporte des réponses essentielles face à l’effondrement de la biodiversité, à ce que l’on appelle aujourd’hui la “6e extinction de masse” : elle permet de renforcer les continuités écologiques, de favoriser la circulation des espèces, de créer des refuges de biodiversité et des ressources à disposition des pollinisateurs. Elle rend de précieux services écosystémiques, par l’absorption des eaux en cas de fortes pluies, par la préservation du climat, etc.

UN PLAN D’AMPLEUR POUR UNE NATURE DE PROXIMITÉ ET DU QUOTIDIEN 🌱

Depuis bientôt un an, les Écologistes déploient à la Métropole un Plan Nature inédit en France, financé à hauteur de 44 millions d’euros, soit le double des budgets employés au mandat précédent.

L’objectif de ce Plan est de permettre à chaque Grand-Lyonnais·e de disposer d’un espace de nature près de chez lui/elle, quel que soit son lieu d’habitation.

Aussi, depuis leur arrivée à la tête de la Métropole, les Écologistes accélèrent le rythme des plantations !

LES MULTIPLES BRANCHES DU PLAN NATURE 🌿 :

  • Des forêts urbaines qui prennent racine partout dans la Métropole !
    En l’espace de 2 ans, 5 forêts urbaines ont déjà été plantées à Corbas, Vénissieux, Saint-Priest, Caluire-et-Cuire et Sathonay-Camp, ce qui représente plus de 12 hectares de plantations. Ces forêts urbaines sont des poumons verts, composées aujourd’hui de jeunes arbres, de façon à obtenir une forêt dense dans 5 à 10 ans. Cèdres, merisiers, érables… des espèces qui résistent au réchauffement climatique. A l’automne 2022, la Métropole continuera à étendre la forêt urbaine de Saint-Priest. Nous envisageons  également de planter du côté de Feyzin, notamment dans la vallée de la chimie. 2 nouveaux projets de forêts urbaines pourraient aussi voir le jour à Saint-Fons et Villeurbanne.
  • Des arbres plantés en nombre dans l’espace public et le long des voiries !

Les arbres jouent un rôle central pour la biodiversité urbaine, pour la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution. Cet hiver, 4 300 arbres d’alignement ont été plantés : le double des hivers précédents ! La Métropole vient ainsi de franchir la barre symbolique de 100 000 arbres d’alignement dont elle assure la gestion au quotidien, avec parfois le remplacement des arbres malades ou fragilisés, constituant un risque d’accidents.  

  • Des plantations jusque dans les copropriétés, avec l’appui des habitant·es !

Pour une nature au plus près des habitations,la Métropole accompagnera en 2022 35 copropriétés via une aide à la végétalisation de leurs parties communes : plantation des cours d’immeubles, végétalisation des toitures, des murs aveugles, etc. L’objectif est d’atteindre les 100 copropriétés accompagnées sur l’ensemble du mandat, qu’elles soient privées ou portées par un bailleur social.

  • Des prairies qui fleurissent dans toute la Métropole !

Pour protéger les insectes pollinisateurs, 13 prairies fleuries ont d’ores et déjà été semées, pour un total de 10 hectares, sur d’anciennes friches industrielles ou sur des terrains délaissés. Ainsi, en 2022, il est prévu de semer de nouvelles prairies dans le cadre de projets d’acquisition-démolition de terrains du côté de Feyzin.

  • Un urbanisme favorable à la protection et à la création d’espaces de nature !

La modification n°3 du Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat, soumise actuellement à enquête publique, a aussi pour vocation d’accroître la préservation des espaces de nature : pas moins de 27 ha d’espaces boisés classés (EBC) supplémentaires pourront être créés, ainsi que 32 ha d’espaces végétalisés à valoriser (EVV), accompagnés d’un renforcement des continuités écologiques. Cette modification vise également à favoriser le classement de terrains en zones naturelles et agricoles et à augmenter le coefficient de pleine terre (non bâti et végétalisé) dans les nouvelles constructions. Elle vise ainsi à répondre au « défi environnemental » mis en avant dans la consultation préalable par les citoyen·nes de la Métropole. 

La réorientation du projet de la Part-Dieu par les Écologistes vers davantage de végétalisation témoigne de cette ambition en matière d’urbanisme, et de la volonté d’adapter la ville au changement climatique et aux besoins du futur.

La Métropole travaille de façon concertée avec les communes pour la mise en place de ce Plan ambitieux, notamment la Ville de Lyon, qui a planté des vergers dans chaque arrondissement et contribue à la création d’espaces de nature en proximité, via les jardins de rue ou les micro-implantations florales.

Les Écologistes veulent agir en responsabilité pour adapter la ville aux enjeux du XXIe siècle. Nous sommes pleinement conscient·es que la politique en faveur de la nature en ville est une politique de long terme, qui nous met face aux rythmes spécifiques du vivant, ceux des saisons et de la croissance parfois lente des végétaux. Mais pour voir au loin, il faut commencer dès aujourd’hui, c’est ce que nous faisons avec enthousiasme depuis notre arrivée en juin 2020.

Nous vous souhaitons une très belle saison printanière et de cultiver l’émerveillement pour la nature !

Benjamin BADOUARD et Vinciane BRUNEL-VIEIRA

Co-président·es du groupe Les Écologistes 

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