Modification n°4 PLU-H – Arrêt du bilan de la concertation

Il faut que l’on repense nos villes. Il faut renaturer, planter des arbres, enlever le bitume et multiplier les fontaines. Aujourd’hui, Lyon montre le chemin“. Vous avez reconnu ? C’est du Christophe Béchu. Non, ce n’est pas l’eurodéputée écologiste Marie Toussaint. Non, non, je vous assure, il s’agit bel et bien de Christophe Béchu, Ministre de la transition écologique, lors de son déplacement à Lyon cet été, en pleine canicule. 

Si le Ministre a plus particulièrement salué les actions de la ville de Lyon, les actions de la métropole sont aussi exemplaires et complémentaires. Notre réussite est le fruit d’un travail collectif. 

Pour preuve, c’est un des objectifs de cette 4e modification de notre plan local d’urbanisme et d’habitat : protéger et renforcer la nature en ville, limiter l’artificialisation des sols, préserver les terres agricoles et naturelles.

D’ailleurs, les grands lyonnais et les grandes lyonnaises expriment des attentes fortes : c’est le défi environnemental qui a le plus largement mobilisé. Au-delà du volet nature et biodiversité, les autres objectifs de ce défi, qu’il s’agisse du développement du photovoltaïque ou de l’adaptation du bâti au changement climatique, ont aussi été largement plébiscités par le public. 

Le second défi fait lui aussi largement consensus, c’est le défi économique : relocaliser les entreprises et activités en ville, implanter des services de proximité en matière de santé, d’artisanat ou de commerces de détails. Les contributeurs et contributrices de cette concertation nous poussent même à aller au-delà, refusant les activités logistiques liées aux commandes en ligne, ou en nous demandant d’accompagner le retour d’activités industrielles sur le territoire. 

Les contributions sur le 3e défi, celui de la solidarité, sont quant à elles plus partagées, avec des questions qui polarisent les grandes lyonnaises et grands lyonnais : reflétant finalement de façon assez fidèle les échanges au sein de cet hémicycle. 

Si tout le monde s’accorde sur l’importance de produire des logements, et notamment sociaux ainsi que de favoriser la mixité sociale, la densification inquiète et notamment quand il s’agit de son environnement proche. 

Écouter, ajuster, trouver le bon équilibre, convaincre, c’est le quotidien de la métropole et des villes pour concilier production de logement, préservation du cadre de vie & lutte contre l’artificialisation. 

Je trouve particulièrement cynique, que ceux qui étaient en responsabilité, qui se targuent d’avoir autorisé des millions de m² de construction lorsque le secteur de l’immobilier ne connaissait pas la crise, n’aient à l’époque pas pris leur responsabilité & poussé une production AMBITIEUSE de logement social. Je rappelle que c’est sous notre mandant que nous avons fait évoluer le PLU et augmenté les obligations de construction de logement social dans toutes les opérations y compris sur la ville de Lyon.

Alors que là encore, notre métropole est en pointe

Si le Gouvernement semble aujourd’hui découvrir les enjeux autours des zones commerciales périphériques, et leur potentiel, c’est un sujet que nous proposons de travailler, de façon très concrète, dans cette modification, sur plusieurs territoires comme sur celui de Porte des Alpes. 

Pendant que nous attendons toujours des actions concrètes du Gouvernement Macron pour le climat & la justice sociale, nous, nous agissons très concrètement sur l’ensemble du territoire : 

  • 1,3 milliards d’investissements supplémentaires dans les transports en commun ; 
  • 3 nouvelles lignes de tramways, 2 stations de métro, un Bus à haut de niveau de service ;
  • 13, 7 millions dans les énergies renouvelables et collectives, pour faire des réseaux de chaleur et de froid, des hydroliennes, de la géothermie et des panneaux solaires ; 
  • 4 fois plus d’aides à destination de l’agriculture durable. 
  • 10 000 vélos gratuits pour les plus jeunes

Alors mes chers collègues, surtout vous qui vous situez à ma gauche et pourtant à droite de l’échiquier politique, que vous soyez de celles et ceux qui sont convaincus que les chasseurs sont les premiers écologistes de France, ou de celles et ceux qui pensent qu’on peut agir pour le climat et en même temps demander une pause environnementale à l’Union européenne.

Vous avez l’occasion avec cette délibération, de soutenir UNE NOUVELLE FOIS des actions concrètes pour relever les défis auxquels fait face notre territoire en matière environnemental, économique et de solidarité. 

Sophia POPOFF
Conseillère métropolitaine

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