Augmentation des salaires des agent·es du médico-social pour plus d’égalité ♀♂

La Métropole écologiste revalorise les rémunérations des agent·es du médico-social

👩‍⚕ Infirmières, psychologues, puéricultrices, sage-femmes… Ces métiers majoritairement féminins sont indispensables à notre société et doivent être mieux considérés.

💪 Les Écologistes souhaitent ainsi offrir une rémunération plus juste, lutter contre les stéréotypes et permettre une égalité salariale réelle entre les hommes et les femmes ♀♂

Notre intervention en Conseil ⤵

👩‍⚕️ La Métropole écologiste revalorise les rémunérations des agentes du médico-sociale – Intervention de Marie-Agnès CABOT

Monsieur le Président, Mesdames et messieurs, cher·es collègues, Je n’avais pas entendu le mot « sage-femme » utilisé aussi souvent depuis bien longtemps. Lorsque j’ai commencé mes études de sage-femme, cette profession était fermée, interdite aux hommes. C’était une profession de femmes aux services d’autres femmes, « un beau métier » me disait-on.  “Une vocation ?”, me demandait-on. C’estLire la suite « 👩‍⚕️ La Métropole écologiste revalorise les rémunérations des agentes du médico-sociale – Intervention de Marie-Agnès CABOT »

Aide d’urgence à l’Ukraine 🇺🇦

120 places d’hébergement et 30 logements ont été mis à disposition pour accueillir les réfugié·es arrivé·es sur le territoire. Ils ont aussi un accès gratuit aux TCL.

✅ La Métropole a voté le 14 mars une subvention de 50 000 € pour Alliances Urgences (le groupement créé par Action contre la faim, Handicap International, Médecins du monde, Care, Solidarités international et Plan international).

✅ La Métropole a récolté des médicaments, des alèses, des jouets ou encore du matériel informatique pour les envoyer à sa ville partenaire Lodz, en Pologne, qui accueille de nombreux réfugié·es ukrainien·nes. Les dons ont été collectés par les pompiers métropolitains, qui ont également envoyé 3 ambulances remplies de médicaments et de matériel de secours.

✅ L’avion initialement destiné au voyage mémoire de collégien·nes à Auschwitz a également été utilisé pour rapatrier 46 Ukrainien·nes sur le territoire, parmi lesquels des femmes enceintes dont la maternité avait été bombardée.

Notre intervention en Conseil ⤵

🇺🇦 Aide d’urgence de 50 000€ pour le peuple ukrainien : Intervention de Sophia POPOFF

Diakouyu Chanovniï President, Chanovni kolehi, Ce matin, à une semaine du 8 mars, j’aimerais vous parler de 3 femmes dont l’histoire individuelle rejoint aujourd’hui notre Histoire commune. Olena Maystrenko a 22 ans, psychologue de formation, elle habite Kyiv & elle s’est engagée depuis quelques jours dans les forces armées ukrainiennes ; Olena est le symboleLire la suite « 🇺🇦 Aide d’urgence de 50 000€ pour le peuple ukrainien : Intervention de Sophia POPOFF »

42 projets d’habitat inclusif pour personnes âgées ou handicapées 👵👩‍🦼

En soutenant l’habitat inclusif, la Métropole de Lyon agit pour aider les personnes en situation d’isolement.

42 projets d’habitat inclusif pour personnes âgées ou handicapées vont être financés par la Métropole de Lyon

👴👩‍🦼Au total 620 personnes vont pouvoir en bénéficier !

En 2022, la Métropole lance une nouvelle aide pour les personnes en perte d’autonomie, souhaitant vivre dans un habitat inclusif.

L’habitat inclusif est une forme d’habitat innovante, qui associe des espaces de vie individuels (chambre, salle de bain…) à des espaces collectifs (salon, pièce de vie) afin d’y créer des projets de vie partagés.

Cette nouvelle forme d’habitat permet de :
✔ Lutter contre l’isolement, en recréant du lien social avec les autres colocataires
✔ Renforcer l’autonomie des habitant·es
✔ Fournir un espace de vie adapté, sécurisé, à proximité des services

Maisons de l’Espérance de l’association Simon de Cyrène Fédération à Villeurbanne, où des victimes de lésions cérébrales et leurs accompagnants valides partagent un même toit et un projet de vie commun.
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Nos interventions en Conseil

« 42 projets d’habitat inclusif seront déployés jusqu’en 2029, soit plus de 620 places  » 🧓 : Intervention d’Hugo DALBY – Conseil métropolitain du 24 janvier 2022

M. le Président, Cher·es collègues,  Près de 5 millions de Français·es seront âgé·es de plus de 85 ans en 2050, soit trois fois plus qu’à ce jour.  Ainsi, le vieillissement de la population et donc par conséquent la perte d’autonomie d’une partie des Françaises et Français va croître dans les prochaines décennies. C’est donc  unLire la suite « « 42 projets d’habitat inclusif seront déployés jusqu’en 2029, soit plus de 620 places  » 🧓 : Intervention d’Hugo DALBY – Conseil métropolitain du 24 janvier 2022″

PLU-H : vers un urbanisme plus durable 🌱

Le Plan local d’urbanisme et de l’habitat est fondamental : il détermine là où on peut construire, là où peut démolir, là où il faut à tout prix préserver les zones naturelles, là où on priorise plutôt des transports en commun ou des activités économiques…

En somme, il précise l’usage de chaque parcelle de terrain des 59 communes de la Métropole : il dessine la physionomie de notre métropole !

Nous sommes actuellement en train de le modifier afin que les règles d’urbanisme soient plus en phase avec les grands enjeux de notre temps !

Les grands objectifs de ce nouveau plan local d’urbanisme :

  • Réduire la pollution, notamment celle liée au trafic routier
  • Préserver la nature et les terres agricoles
  • Maintenir l’activité économique dans les centres-villes
  • Construire de nouveaux logements pour répondre à la croissance démographique
  • Garantir un meilleur équilibre des constructions entre le centre de la métropole et sa périphérie.

Actuellement en cours de concertation, ce nouveau plan local d’urbanisme devrait entrer en vigueur à l’automne 2022.

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Nos interventions en Conseil

Un cadre de vie plus apaisé, respirable et inclusif – Modification n°3 du PLU-H 🌳

Cher·es collègues, Cette 3e modification de notre Plan Local d’urbanisme et de l’Habitat vise à renforcer ses dimensions environnementales et sociales. Le bilan de concertation que nous vous demandons aujourd’hui d’approuver, est positif. Il est positif d’abord du point de vue de la concertation qui a été menée. C’est la première fois qu’une procédure de modificationLire la suite « Un cadre de vie plus apaisé, respirable et inclusif – Modification n°3 du PLU-H 🌳 »

Modification du PLU-H 🌱 – Intervention de Michaël MAIRE

Mes cher·es collègues, Par cette délibération, nous engageons une 3e modification de notre Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat, approuvé en mai 2019. Pour quelles raisons ? Comme les autres grandes villes, la métropole de Lyon subit aujourd’hui une crise du “modèle métropolitain” : un modèle d’hyper-concentration des flux et des activités, reposant sur desLire la suite « Modification du PLU-H 🌱 – Intervention de Michaël MAIRE »

Acheter neuf dans la métropole : un bail solidaire pour des prix 2X moins cher ! 💰

Devenir propriétaire, ce n’est pas à la portée de tout le monde, surtout quand les prix au m² dépassent les 5 000€.

L’objectif du bail réel solidaire (BRS) ? Baisser les prix à l’achat pour les ménages les plus modestes !

Lors d’un achat en BRS, la Métropole achète le terrain. Vous, vous achetez uniquement le logement qu’il y a dessus. En résumé, vous êtes propriétaire des murs, et locataire du terrain pour 2€ par mois et par m² maximum. De quoi baisser le prix d’achat jusqu’à 50% !

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Compte Administratif 2021 – Intervention de Corinne SUBAI

Madame la Présidente, chers collègues, 

Je viens d’écouter avec attention certains collègues de l’opposition évoquer une première année de mandat “trop prudente”.J’admets être un peu surprise, tant nous les avons entendus répéter l’inverse. Surprise aussi parce que jamais les investissements n’ont été aussi forts pour une première année de mandat. Je me rappelle, quand nous arrivions tout juste aux responsabilités, les entendre faire des prédictions quelque peu alarmistes. Alors bien sûr, le jeu politique veut que les choses aillent de la sorte. 

Pourtant, à la lecture de ce compte administratif, un premier constat s’impose : ne vous en déplaise, la catastrophe tant annoncée n’a pas eu lieu. Les recettes sont restées dynamiques, et l’évolution des dépenses est maîtrisée. La dette n’explose pas, mais diminue de presque 200 millions d’euros. La capacité de désendettement gagne 11 mois et l’autofinancement brut atteint un niveau inédit à 584 millions d’euros. 

Alors peut-être pourrait-on se targuer d’être la collectivité la mieux gérée de France ?! D’autres en tout cas n’hésitent pas à le faire, y compris quand ils se désinvestissent à tour de bras. Mais être la collectivité la mieux gérée de France, ça n’est pas revenir sur ses engagements, ni même décider de couper subitement et massivement les financements de dizaines d’acteurs associatifs et culturels.

Non mes chers collègues, une collectivité bien gérée, c’est faire des choix responsables et ambitieux. C’est investir utilement pour améliorer la qualité de vie de nos concitoyens, pour apporter des réponses concrètes à la transition écologique et aux transformations sociales. Ce sont ces priorités claires qui ont guidé nos actions en 2021 et qui continueront de le faire. Et si nous pouvons engager ces transitions si nécessaires, c’est aussi et surtout grâce à ce formidable outil qu’est la Métropole et son incroyable capacité d’agir à la fois dans les politiques sociales et dans les politiques de transformation du territoire. 

Cette bonne gestion de la collectivité nous permet d’abord des politiques sociales très volontaristes, qui mobilisent 80 millions d’euros de plus qu’en 2019. La Métropole s’engage ainsi pleinement dans l’accompagnement des jeunes de l’ASE, les jeunes majeurs notamment, des personnes en situation de handicap et des personnes âgées, avec en 2021 la revalorisation du point GIR, le rattrapage des taux directeurs des établissements sociaux et médico-sociaux, ou encore le soutien renforcé aux SAAD dans le contexte de la crise sanitaire.

Notre collectivité est aussi pleinement engagée dans l’accompagnement des publics éloignés de l’emploi, notamment les jeunes, avec par exemple le programme Rebondir. À ce titre, la baisse du nombre de bénéficiaires du RSA en 2021 est une bonne nouvelle.

Enfin nous avons pu innover en créant le RSJ, un indispensable filet de sécurité pour les jeunes en grande difficulté, mais aussi un outil efficace pour faciliter leur insertion. Nous avons aussi innové en développant des formes d’hébergement nouvelles, je pense aux tiny houses, et qui nous permettent aujourd’hui d’héberger des dizaines de mères isolées et leurs enfants en bas âge.

Cette bonne gestion de la collectivité nous permet aussi d’accélérer et d’amplifier la transformation écologique du territoire. Avec la mise en place du tri à la source des biodéchets, le déploiement du plan nature pour végétaliser la Métropole, les premières opérations de désimperméabilisation dans les cours de collèges notamment, avec la création de la Régie Eau, avec l’amplification d’Ecorenov aussi, nous œuvrons très concrètement pour une Métropole plus résiliente

L’encadrement des loyers, le développement de l’offre de logements abordables, les constructions et rénovations de collèges sont aussi des axes forts de nos politiques publiques, et viennent répondre très concrètement aux attentes des Grands Lyonnais.es

Avec le renforcement de la Prime Air Bois, la création des FreeVélo’v ou encore l’aide à l’acquisition de vélos, nous donnons concrètement aux Grands Lyonnais les moyens d’une transition exemplaire. Nous le faisons aussi en accompagnant la transformation du tissu économique et industriel, avec le Schéma de Promotion des Achats Responsables (SPAR), avec le Fonds d’amorçage industriel, avec le soutien à Lyon Eco Énergie …    

Alors oui chers collègues, nous allons vite pour engager sans attendre les transformations écologiques et sociales dont notre territoire a besoin ; l’exécution record pour une première année de mandat, avec 605M€ d’investissements en atteste. Et nous accélérons en 2022 avec des investissements renforcés pour concrétiser les nombreux projets et approfondir aussi nos coopérations avec les communes.

Bien sûr, tout cela n’aurait pas été possible sans l’engagement des agent.es, que nous voulons ici remercier. L’évolution des effectifs et leur mobilisation permettent aujourd’hui d’engager pleinement les projets et les orientations de la PPI. Ces effectifs, nous les accompagnons aussi en accélérant le déploiement de l’agenda social, avec notamment des revalorisations salariales pour les assistants familiaux ou les agents de la filière médico-sociale, ou avec la prime exceptionnelle inflation que nous venons de voter. 

Alors oui chers collègues, s’il y a bien une rupture dans la gestion de cette collectivité, elle est à trouver du côté de la nouvelle dynamique métropolitaine que nous impulsons. Une nouvelle dynamique qui met la bonne gestion de la Métropole au profit de la transformation environnementale et sociale, pour améliorer concrètement et durablement la qualité de vie des Grands Lyonnais.es. 

Un mot pour vous dire que ce qui menace aujourd’hui nos marges de manœuvres, ce n’est pas l’ambition sociale et écologique que nous portons. Nous savons que le Président Macron a prévu de faire financer par les collectivités ses politiques en faveur d’une compétitivité datée ou ses cadeaux fiscaux non réclamés comme la suppression de la redevance télé. Au total sûrement plus de 10Mds€. 

Mais devant l’augmentation générale des prix, devant le rationnement énergétique qui menace toutes nos activités, quotidiennes comme productives, nous avons besoin de plus de services publics, pas moins! Pour cela, nous avons besoin que ceux qui peuvent contribuer à ces services publics le fassent à la hauteur de leurs capacités contributives ! Les grands groupes peuvent le faire, et il est indécent de voir les gaziers, dont les profits explosent, réclamer la sobriété de la part de ménages déjà sous pression, s’exonérant, comme l’État actionnaire, de toute action en faveur de la décarbonation industrielle, de la croissance des énergies renouvelables ou du partage solidaire des recettes de crise. Les entreprises du territoire, elles, ne réclament pas de tels passe-droit, car elles savent que le versement mobilité finance des transports publics réclamés par leurs salariés, que les impôts territorialisés (CFE, CVAE) qu’elles acquittent produisent les équipements et les services publics qui les rendent compétitives.

Alors plutôt que de s’attaquer à l’autonomie des collectivités, il serait temps que le gouvernement comprenne qu’elles sont indispensables pour engager les transitions écologiques et sociales. 

Je vous remercie, 

Corinne Subaï
Conseillère métropolitaine

Plan d’actions destiné à lutter contre les addictions liées aux substances psychoactives – Intervention de Marie-Agnès CABOT


Monsieur le président, mes chers collègues,

Je ne pense pas avoir été la seule de cette assemblée à avoir mal vécu l’épisode récent de canicule trop précoce. Et depuis quelques temps nous n’avons pas beaucoup de raisons de nous réjouir au quotidien. Les mauvaises nouvelles s’accumulent. Une des conséquences est que la santé mentale de nos concitoyens se dégrade.

Ce sont les plus précaires, les plus démunis qui sont frappés le plus durement dans leur psychisme, avec comme réponse rapide et simple des comportements addictifs pouvant mener jusqu’à la maltraitance ou au suicide.

Au long de ma carrière dans la santé j’ai pu constater l’évolution du regard sur les addictions de toutes sortes chez la femme enceinte.

Si en 1974, dans son best-seller, Florence Pernoud recommandait encore 1 verre de vin à chaque repas aux femmes enceintes, on sait actuellement le danger du SAF chez le très jeune enfant, ainsi que les méfaits du tabac ou des autres drogues.

Il m’est arrivée de consulter pour des jeunes femmes enceintes, fumant encore un paquet de cigarettes / jour, et ne pouvant faire mieux car elles avaient arrêté l’héroïne pour leur grossesse. Et ces autres futures mamans persuadées de ne pas boire d’alcool, car ne consommant seulement qu’une dizaine de bières / jour. 

J’ai côtoyé les colères d’obstétriciens sauvant in extrémis des bébés trop  petits, car cigarettes…la liste est longue et le coût humain et financier  énorme et humainement désespérant. Nous sommes là à l’origine de la vie, et de l’émotion, et nous devons faire en sorte d’être entendus par ces mères, ces familles, pour que « lorsque l’enfant paraît » le cercle de famille puisse vraiment se réjouir.

La métropole a donc répondu favorablement à un appel à projet de la CPAM, pour un montant de 180 000 euros pour mettre en place un Plan d’Actions Métropolitain NOVATEUR de lutte contre les addictions, jusqu’en 2024, en sensibilisant et en formant 131 professionnels issus des Centres de planification et d’éducation familiale et de la protection maternelle et infantile, d’abord au repérage, puis à l’accompagnement des jeunes parents pour l’arrêt ou tout du moins la réduction, des consommations à risque, en proposant des prises en charge adaptées et bienveillantes, tout en restant bien évidemment en lien les uns les autres pour une meilleure efficacité.

Les 1000 premiers jours nous le savons sont déterminants pour la santé future de l’enfant, et je me félicite que pour la Métropole de Lyon, (et pour mon arrondissement où la semaine de la parentalité sur ce sujet débutera le 4 juillet), cela ne soit pas qu’un simple concept, mais un enjeu réel. D’autres parts, ce plan permettra également un meilleur suivi et une meilleure prise en charge des MNA, ces jeunes qui arrivent traumatisés, épuisés, fracassés sur notre territoire, mais qui sont aussi plein d’espoirs, puis qui, petit à petit, désenchantés, font taire leurs terreurs et leur désespoir dans les addictions ou la prostitution. Ces jeunes qui ont côtoyé le pire, qui ont risqué leurs vies sur leur route, qui ont surmonté toutes les épreuves et qui finissent, quel paradoxe, par se suicider chez nous. 

Permettez-moi de saluer ici l’implication de Lucie Vacher, VP à la protection de l’enfance, sur tous ces sujets. Enfin, pour conclure je pense et je souhaite que plus tard pendant cette mandature nous puissions réfléchir et agir sur une addiction quotidienne, pernicieuse mais oh combien dangereuse : Je pense bien entendu à l’addiction aux écrans des tout petits.

Marie-Agnès CABOT
Conseillère métropolitaine

Voie Lyonnaise & Ateliers vélo d’autoréparation – Intervention de Nicolas BARLA

En 2020 j’ai fait un tour de vélo à travers nos 59 communes. De Jonage à Quincieux en passant par Givors et La Tour-de-Salvagny, j’ai pu expérimenter les différentes voiries, plus ou moins cyclables, de notre Métropole.

Si dans le centre, le réseau cyclable est déjà bien maillé, en périphérie on est presque toujours obligé d’emprunter la chaussée. Pour aller à Lissieu, Cailloux, Mions, et même Givors, il faut être particulièrement motivé. Rouler parmi les voitures n’est pas un problème quand on est bon cycliste, mais quand on débute cet enjeu de sécurité est souvent un frein insurmontable.

Malgré tout, la petite reine a le vent en poupe : ce ne sont pas moins de 38 millions de déplacements à vélo qui ont été comptabilisés en 2021 dans la Métropole, soit 21% de plus qu’en 2020, et 36% de plus qu’en 2019 : oui, ce sont bien les Grands-Lyonnais qui sont demandeurs et attendent de pouvoir mieux se déplacer à vélo ! Nous avons pour objectif de tripler le nombre de déplacements à vélo sur le mandat. Si cette croissance de 20% par an se poursuit, cet objectif sera atteint.

Cet engouement pour le vélo est une bonne nouvelle, car il se substitue à des déplacements en voiture. Cela permet de libérer de la place sur l’espace public, de réduire la pollution et le bruit, mais aussi et surtout de réduire les émissions de CO2. La voiture représente 15% des émissions nationales et 20% de l’empreinte carbone des Français. Une réduction de l’utilisation de la voiture est donc nécessaire, et le développement du vélo est une partie de la solution pour y parvenir.

Pour accompagner cette dynamique inédite en faveur du vélo, il ne suffit pas seulement de faire plus de pistes : il faut aussi faire des pistes plus larges, et mieux sécurisées. Et bien c’est exactement le projet des Voies Lyonnaises ! En 2026, ce sont 250 km de voies qui mailleront toute la Métropole, répondant ainsi à une forte attente des Grands Lyonnais.

Pendant que certains polémiquent sur le caractère genré ou non des pistes cyclables, nous nous réjouissons de voir que cet engagement de campagne commence déjà à se concrétiser : le premier tronçon de la Voie Lyonnaise 1 sera bientôt inauguré, le premier tronçon de la Voie Lyonnaise 3 est en travaux à Quincieux, et ceux de la Voie Lyonnaise 2 débuteront en Mars 2023 après concertation cet été.

Aujourd’hui, il nous est justement proposé d’approuver deux délibérations liées aux Voies Lyonnaises. D’abord, le projet de requalification du boulevard Yves Farge, que nous voulons saluer : cet axe aujourd’hui peu sûr pour les vélos accueillera dans quelques années la  Voie Lyonnaise 7, desservant au passage deux quartiers importants de notre Métropole, les Clochettes et les Minguettes.

Ensuite le bilan de la concertation de la Voie Lyonnaise 1, pour sa portion entre l’Avenue Debourg et le Pont Poincaré. Elle sera l’occasion d’une importante végétalisation sur les quais hauts. Cette ligne s’avère particulièrement justifiée : avec 2,5 millions de passages en 2021, c’est l’axe cycliste le plus fréquenté de France. Alors oui, nous croyons qu’il mérite pleinement son aménagement en voie lyonnaise. Je veux aussi rappeler que ces Voies Lyonnaises se concrétisent et s’affinent dans la concertation. À la fois avec les Maires concernés, qui sont associés aux Comités de Pilotage de chaque ligne, mais aussi avec les habitants par l’intermédiaire des concertations.

Cette aspiration croissante des Grand-Lyonnais pour le vélo, nous l’accompagnons aussi avec le doublement du nombre d’aménagements cyclables d’ici 2026, avec l’aide à l’acquisition de vélos ou encore la massification du stationnement sécurisé … Mais aussi et bien sûr par le soutien aux acteurs associatifs, qui jouent un rôle clé dans la montée en puissance de la pratique. Alors oui chers collègues, soutenir le développement des ateliers d’autoréparation est un choix responsable. Responsable parce qu’ils facilitent grandement l’acquisition et l’entretien de vélos, parce qu’ils permettent aux usagers de monter en compétence, de devenir autonomes, parce qu’ils créent aussi du lien social et favorisent le réemploi. Alors oui, c’est un objectif responsable que d’avoir au moins un atelier vélo par circonscription d’ici la fin du mandat, et la délibération que nous venons de voter y contribue en soutenant l’installation de nouveaux ateliers à Meyzieu, Givors, Décines, St-Fons et Lyon. 

Bien sûr, il nous faut aussi accompagner les acteurs économiques dans cette nécessaire transformation de nos mobilités. C’est par exemple ce que nous faisons avec le programme ColisActiv’, que nous nous apprêtons à voter, et qui soutient très concrètement l’émergence de la filière cyclo-logistique, pour que nous puissions avoir demain des livraisons durables et décarbonées. 

En conclusion, avec les Voies Lyonnaises nous contribuons à rendre possible une mobilité durable, abordable, et performante pour tous les Grands Lyonnais, puisque ¾ des habitant.es de la Métropole vivront à moins de 10 minutes à vélo d’une Voie Lyonnaise en 2026. Toute notre politique en faveur des mobilités actives  accompagne les changements de mobilité qui sont inévitables pour être à la hauteur des enjeux climatiques et renforcer la résilience de notre territoire face aux crises énergétiques à venir.

On ne peut que se réjouir de sa concrétisation rapide – et remercier le Vice-Président Bagnon et les services.

Merci.

Nicolas BARLA
Conseiller métropolitain

Accord-cadre de partenariat entre les Hospices Civils de Lyon (HCL) et la Métropole par Vinciane BRUNEL VIEIRA

Cher Président, cher·es collègues,

Je rejoins évidemment ce qui a été dit sur les besoins en santé, ils n’ont jamais été aussi importants qu’aujourd’hui : vieillissement de la population, pandémie, intensification des événements climatiques extrêmes, explosion des maladies chroniques et psychiques … 

L’hôpital public est aujourd’hui grandement fragilisé : au manque de moyens, à la politique du chiffre, aux fermetures de lits d’hôpitaux, aux difficultés de recrutement, à l’épuisement de ses travailleurs, est venue s’ajouter la crise Covid.  

Je veux insister encore sur le fait que la situation est grave : 120 services d’urgences ne sont plus en mesure d’assurer leur mission faute de personnel suffisant. On observe une progression dangereuse des déserts médicaux et de l’inégalité de soins : 1,6 millions personnes renoncent chaque année à des soins.

Nous sommes dans une situation d’urgence : il faut reconstruire l’hôpital public, et plus largement le service public de santé pour qu’il puisse assurer pleinement sa mission.

Mais notre territoire possède de nombreux atouts : sa tradition humaniste et son histoire médicale. Son riche écosystème dans les sciences du vivant – enseignement, recherche, réseau d’établissements de santé, acteurs industriels. Avec des pôles reconnus mondialement : Lyonbiopôle, Cancéropôle, CIRC, Biodistrict de Gerland, le projet d’académie OMS …  

Avec aussi un acteur majeur du territoire : les Hospices Civiles de Lyon, deuxième CHU de France. Toutes les disciplines y sont représentées et exercées par 24 000 professionnels du soin, de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation, dans plus de 13 établissements ! 

D’où l’importance de cet accord-cadre qui vient structurer nos nombreuses coopérations déjà existantes avec les HCL, aussi bien sur le plan social qu’économique. Nous partageons en effet des objectifs et enjeux communs : transformation écologique et sociale, sur les parcours santé, sur le développement de l’innovation en santé, le foncier-logement

Pour se faire, le travail partenarial initié entre la Métropole et les HCL est essentiel pour le développement harmonieux des HCL sur le territoire  mais aussi et surtout pour l’accès de tous.tes les grands lyonnaises et grands lyonnais à des soins de qualité et de proximité.

Vinciane BRUNEL VIEIRA
Conseillère métropolitaine

Approbation des projets de territoire des CTM Rhône-Amont & Villeurbanne par Vinciane BRUNEL VIEIRA

Cher Président, cher·es collègues,

Un an après le vote du Pacte de Cohérence Métropolitain, ces projets de territoire sont la traduction concrète de notre coopération avec les communes, et du travail engagé dans les Conférences Territoriales de Maires.

Nous nous réjouissons de ces 2 premiers projets présentés au vote et qui concernent Villeurbanne et Rhône Amont. Nous saluons le travail réalisé par Hélène Geoffroy et les différents VP sur ce dossier, par les communes et par les services de la Métropole.

Alors, d’où partons-nous ? d’abord de l’évaluation du précédent Pacte qui a montré son inefficacité en matière de coopération avec les communes, ou du moins qui a montré certaines limites : avec au total, peu de conventions signées et un nombre pléthorique d’axes de travail possibles, peu lisibles. 

C’est pourquoi, le nouveau Pacte propose 7 axes clairs, en phase avec les grandes politiques de la Métropole, pour que les communes élaborent des projets locaux, avec une enveloppe de 82 Millions d’euros de notre collectivité, répartie par CTM au prorata du nombre d’habitants.

Nous avons aussi souhaité rendre les services plus accessibles localement pour les communes et pour les habitants, c’est l’objectif de la territorialisation et de la création de postes de directeurs de territoires.

Dans le cadre de ces deux projets de territoire, les communes se sont saisies de ces axes de coopération pour proposer des projets communs bénéfiques pour leur territoire : sur la maillage cyclable, la végétalisation et l’alimentation pour Rhône Amont ; sur l’hébergement, la redynamisation des centres villes et l’accès au service public à Villeurbanne. 

La coopération entre les communes et la Métropole, qui ont chacune leur propre légitimité, se construit donc pas à pas, depuis 2020, et ces projets de territoire en sont le témoignage. 

Et nous regrettons l’instrumentalisation politique qui a été faite de ces questions de relations entre communes et Métropole.

Parce que :
quand nos VP ne ménagent pas leur temps pour concerter les maires aux quatre coins de la Métropole), on montre qu’on est à l’écoute des communes. 

Quand on crée un fond spécial d’aide à l’investissement pour les communes en forte croissance démographique,  on montre qu’on est à l’écoute des communes

Quand on met en place un accès direct à des conseillers du cabinet pour améliorer encore le traitement des demandes, on montre qu’on est à l’écoute des communes.

Quand on pose des bases de coopération plus saines, des critères plus équitables et transparents pour l’attribution de nos subventions (FIC & PROX, la DSC, la politique de la ville)…non seulement, on montre qu’on est à l’écoute des communes mais surtout qu’on est à leurs côtés.

Bref, nous avons tous intérêt à préserver collectivement ces espaces de dialogue au service des habitants de nos territoires. 

Nous voterons pour ces deux délibérations. Je vous remercie.

Vinciane BRUNEL VIEIRA
Conseillère métropolitaine